La cybercriminalité : les moyens de lutte.

Les cyberactivités sont récentes, mais elles sont devenues globales, complexes et fort évolutives, tant les capacités des moyens techniques sont exponentielles. La perspective des dossiers clés est sans cesse changeante. En plus, le droit manque de repères et invente souvent sa propre grammaire.

 

Remarquons d’abord que la cybercriminalité a pris un rapide essor, qu’elle est le fait de personnes ou d’organisations privées, mais aussi qu’elle est pratiquée par des États ou des milieux qui en dépendent indirectement (il y a des similitudes avec l’instrumentalisation de groupes terroristes par les États). En la matière, on prête beaucoup aux Américains, aux Israéliens, aux Russes et à la Corée du Nord (cyberattaques), mais aussi aux groupes religieux radicaux. Elle concerne de nombreux secteurs d’activité (par exemple, les entreprises et les administrations) et personne n’est à l’abri d’une intrusion, encore qu’il y ait des cibles préférentielles. La révélation de scandales (Wikileaks, Luxleaks…) peut également déstabiliser des gouvernements. Bref, les attaques informatiques se multiplient.

 

 

Quels sont les moyens des pouvoirs publics (notamment, en démocratie), des organisations internationales (à vocation universelle ou à vocation régionale), de l’Union européenne, des individus ? La prévention est-elle réellement efficace ? Et comment sanctionner utilement, alors que les criminels sont souvent anonymes et fuyants ?