6èmes états généraux de la recherche comptable

Le concept de gouvernance d’entreprise est polysémique et recouvre des définitions souvent incomplètes. Le rapport Cadbury (1992, p. 14) définit la gouvernance comme un « système par lequel les sociétés sont dirigées et contrôlées ». Cette définition, qui a été reprise par l'OCDE (1999) est pertinente mais elle n’indique pas les destinataires de cette gouvernance. Le rapport Cadbury s’intéresse en fait essentiellement aux shareholders alors que le document de l’OCDE fait référence dès 1999 aux stakeholders (Raffournier, 2004).

 

Comprendre les destinataires d’un dispositif de gouvernance consiste à analyser son déploiement stratégique. Un premier axe théorique est fondé sur la notion de gouvernance élargie, il s’agit de l'ensemble des agents qui ont un intérêt dans le fonctionnement de l'entreprise comme les actionnaires, les créanciers, le personnel, les clients, les fournisseurs, l’Etat… La diversité des utilisateurs de l’information issue du système de gouvernance rend complexe, voire impossible, la construction d’indicateurs de gestion communs. En effet, il est vain de concilier les aspirations d'acteurs ayant des intérêts aussi divergents et désirant une information satisfaisant leur propre besoin. Un second axe pose l’hypothèse selon laquelle l’objectif de l’entreprise est de maximiser la richesse des actionnaires.

 

Ce système de gouvernance tente de réduire les coûts d'agence entre actionnaires et dirigeants (Raffournier, 2004). Cette conception est celle qui est en vigueur dans l’application des normes comptables internationales (Cadre IFRS, § 6). Cette théorie a le mérite de permettre une modélisation d’indicateurs de gestion pertinents et conformes aux attentes des utilisateurs. 

 

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6ÈMES ÉTATS GÉNÉRAUX DE LA RECHERCHE COMPTABLE
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