La cybercriminalité : les moyens de lutte.

Les cyberactivités sont récentes, mais elles sont devenues globales, complexes et fort évolutives, tant les capacités des moyens techniques sont exponentielles. La perspective des dossiers clés est sans cesse changeante. En plus, le droit manque de repères et invente souvent sa propre grammaire.

 

Remarquons d’abord que la cybercriminalité a pris un rapide essor, qu’elle est le fait de personnes ou d’organisations privées, mais aussi qu’elle est pratiquée par des États ou des milieux qui en dépendent indirectement (il y a des similitudes avec l’instrumentalisation de groupes terroristes par les États). En la matière, on prête beaucoup aux Américains, aux Israéliens, aux Russes et à la Corée du Nord (cyberattaques), mais aussi aux groupes religieux radicaux. Elle concerne de nombreux secteurs d’activité (par exemple, les entreprises et les administrations) et personne n’est à l’abri d’une intrusion, encore qu’il y ait des cibles préférentielles. La révélation de scandales (Wikileaks, Luxleaks…) peut également déstabiliser des gouvernements. Bref, les attaques informatiques se multiplient.

 

 

Quels sont les moyens des pouvoirs publics (notamment, en démocratie), des organisations internationales (à vocation universelle ou à vocation régionale), de l’Union européenne, des individus ? La prévention est-elle réellement efficace ? Et comment sanctionner utilement, alors que les criminels sont souvent anonymes et fuyants ?

La règlementation européenne applicable à la surveillance des marchés financiers

Le rapport annuel de l’ESMA pour l’année 2016 a été publié le 10 avril 2017. L’ESMA (European Securities and Markets Authority) est l’autorité européenne des marchés financiers. Elle forme une des trois autorités de surveillance européennes instaurées contribuant au système de supervision financière de l’Union Européenne au côté de l’EBA (European Banking Authority) et de l’EIOPA (European Insurance and Occupational Pensions Authority). Le rapport est composé de trois grandes parties. D’une part, l’ESMA communique un état des lieux de l’harmonisation des règles de surveillance européenne, d’autre part le régulateur propose une information portant sur le règlement unique européen. Une dernière partie est consacrée au plan d’actions prévu pour 2017.

Télécharger
La règlementation européenne applicable à la surveillance des marchés financiers
Art L ESCAFFRE Option Fi Mai 2017 Rappor
Document Adobe Acrobat 109.4 KB

Union européenne - Les droits de douane dans une nouvelle Europe

Le libre-échange est le premier stade des relations économiques bi- ou multilatérales. Plus ambitieux sont l’union douanière, le marché commun, a fortiori le marché unique qui régit l’Union européenne depuis 1993.

Ce libre-échange lève les barrières douanières et harmonise les normes, au plus-disant ou au moins-disant. Un traité de libre-échange, de par l’ampleur du domaine et la variété des secteurs pris en compte, nécessite de longues années de négociations. On l’a vu d’ailleurs avec les négociations entre l’Union européenne et les États-Unis, qui avaient débuté en 2013 et qui sont pour ainsi dire suspendues depuis l’élection de Donald Trump.

Le Brexit aura des conséquences directes et importantes pour Londres, qui sera redevable de droits de douane fixés par l’Europe des 27 le moment venu.

 

Intervenant : Lionel Escaffre

 

6èmes états généraux de la recherche comptable

Le concept de gouvernance d’entreprise est polysémique et recouvre des définitions souvent incomplètes. Le rapport Cadbury (1992, p. 14) définit la gouvernance comme un « système par lequel les sociétés sont dirigées et contrôlées ». Cette définition, qui a été reprise par l'OCDE (1999) est pertinente mais elle n’indique pas les destinataires de cette gouvernance. Le rapport Cadbury s’intéresse en fait essentiellement aux shareholders alors que le document de l’OCDE fait référence dès 1999 aux stakeholders (Raffournier, 2004).

 

Comprendre les destinataires d’un dispositif de gouvernance consiste à analyser son déploiement stratégique. Un premier axe théorique est fondé sur la notion de gouvernance élargie, il s’agit de l'ensemble des agents qui ont un intérêt dans le fonctionnement de l'entreprise comme les actionnaires, les créanciers, le personnel, les clients, les fournisseurs, l’Etat… La diversité des utilisateurs de l’information issue du système de gouvernance rend complexe, voire impossible, la construction d’indicateurs de gestion communs. En effet, il est vain de concilier les aspirations d'acteurs ayant des intérêts aussi divergents et désirant une information satisfaisant leur propre besoin. Un second axe pose l’hypothèse selon laquelle l’objectif de l’entreprise est de maximiser la richesse des actionnaires.

 

Ce système de gouvernance tente de réduire les coûts d'agence entre actionnaires et dirigeants (Raffournier, 2004). Cette conception est celle qui est en vigueur dans l’application des normes comptables internationales (Cadre IFRS, § 6). Cette théorie a le mérite de permettre une modélisation d’indicateurs de gestion pertinents et conformes aux attentes des utilisateurs. 

 

Télécharger
6ÈMES ÉTATS GÉNÉRAUX DE LA RECHERCHE COMPTABLE
PP_ANC ESCAFFRE_KUSZLA_VF.pdf
Document Adobe Acrobat 746.4 KB

États-Unis. Le protectionniste président Trump et le libre-échange

 

Le libre-échange, célébré autant par les démocrates que par les républicains, suppose essentiellement la levée des barrières douanières et l’harmonisation des normes. D’ailleurs, l’un des objectifs du projet de traité transatlantique (dont les négociations sont pour ainsi dire dans le coma) était de ne pas se faire imposer à terme des normes chinoises. On rappelle aussi que dès son investiture, le président Trump s’est retiré du traité de libre-échange transpacifique (douze pays), laissant le champ libre à la Chine en la matière. Déjà, le président Clinton avait sévèrement critiqué sur place l’ambitieux Marché commun du sud (MERCOSUD) en Amérique latine.

Outre les conséquences sur l’économie américaine, le protectionnisme peut être dommageable à certains pays émergents et aux Européens (notamment, à l’Allemagne, qui exporte beaucoup aux États-Unis), le Vieux Continent étant déjà fortement secoué par le Brexit.

 

Intervenant : Lionel Escaffre

 

 

La normalisation internationale vue par la commission européenne

Télécharger
La normalisation internationale vue par la commission européenne
normalisation_internationale_commission_
Document Adobe Acrobat 310.0 KB

Secret bancaire : dossier récurrent ou dossier en évolution ?

La pratique du secret bancaire recoupe des domaines essentiels de l’activité financière internationale : l’évasion fiscale, les paradis fiscaux, la délocalisation des bénéfices par les entreprises, les mouvements de capitaux, la pratique de la corruption, la criminalité organisée, le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme, etc.

 

Depuis quelques années, on assiste à une plus grande mobilisation des États par l’intermédiaire de lois (la FATCA américaine, entre autres), d’organismes divers (l’OCDE et son plan d’action, l’Union européenne et ses lois…) et de forums plus ou moins dédiés ou appropriés (G 20, notamment en 2009 et en 2015 ; Forum fiscal mondial…).

 

Sans entrer dans les détails (rôle des sociétés écrans, complexité des montages financiers frauduleux…), on peut se demander à quel stade on se trouve. Quelles règles et réglementations ont été adoptées ? Quelle efficacité de la lutte contre l’opacité ? Quelle vertu des sanctions ? Faut-il prôner l’échange automatique des données ? Certains parlent même d’un « cadastre financier international », utopique ou non.

 

Bref, qu’en penser et qui croire ?

 

Intervenant : Lionel Escaffre

Etats-unis -  clinton : quel programme économique ?

Ancienne sénatrice et secrétaire d’État, Hillary Clinton est le pur produit de l’ « establishment » américain.

 

Réputée servir les intérêts du « grand capital », des banques (Goldman Sachs) et du monde financier dans ce qu’il peut avoir de moins plaisant, la candidate démocrate a-t-elle un programme économique défini ? Si oui, en quoi celui-ci se distingue-t-il du programme de son adversaire républicain Donald Trump, lequel déroge lui-même et largement aux sacro-saints principes… du parti républicain ?

 

On prête à Mme Clinton un tropisme plutôt social, puisqu’elle a vaillamment combattu pour la protection sociale de son pays, laquelle est minimale malgré le courageux « Obamacare » et sachant quand même qu’il y a 43 millions d'Américains qui vivent en dessous du seuil de pauvreté...

 

 

Bref, à quoi ressemble son programme économique ?

 

Intervenant : Lionel Escaffre

Réglementation européenne de l'audit

Télécharger
Réglementation européenne de l'audit
entrepriseetexpertise_reglementation_aud
Document Adobe Acrobat 304.7 KB

Entretien : Le Commissaire aux Comptes et le DRH

Télécharger
Entretien Lionel Escaffre : Le Commissaire aux Comptes et le DRH - Page 1
entretien_lionel_escaffre_1.pdf
Document Adobe Acrobat 422.5 KB
Télécharger
Entretien Lionel Escaffre : Le Commissaire aux Comptes et le DRH - Page 2
entretien_lionel_escaffre_2.pdf
Document Adobe Acrobat 371.0 KB

Royaume-uni : Les conséquences économiques du possible "brexit"

On songe tout de suite aux aspects budgétaires croisés. D’un côté, la cotisation du Royaume-Uni à l’Union européenne (sur le montant de laquelle il y a débat) et les bénéfices divers que le pays retire de son appartenance à l’Europe (notamment au marché unique). De l’autre, diminution des recettes européennes.

 

Mais bien d’autres volets sont à prendre en compte, à commencer par la relation entre la City et non seulement l’Union européenne mais la zone euro.

Intervenant : Lionel Escaffre

Le "Business model" en IFRS, le masque de la comptabilité d'intention

Télécharger
Article publié dans Option Finance en Juin 2016 relatif au "business model" en IFRS.
Art_Option_Finance_Juin_2016.pdf
Document Adobe Acrobat 381.9 KB

Union européenne : quelle union bancaire ?

Les buts sont triples : renforcer les exigences prudentielles ; mieux protéger les déposants ; prévenir les défaillances de banques. Il s’agit de mettre en place un règlement uniforme pour la zone euro (plus des États volontaires non-euro).

 

Lequel s’appuie sur trois piliers : le Mécanisme de surveillance unique, supervisé par la BCE (quelque 130 banques) ; le Mécanisme de résolution unique, entré en vigueur début 2016, une banque en difficulté devant faire appel en premier ressort à ses actionnaires ; le (futur) Fonds européen de garantie des dépôts, dont l’organisation se déroulera par étapes d’ici 2024, l’idée étant d’éviter que les déposants ne retirent leurs avoirs d’une façon précipitée.

 

Intervenant : Lionel Escaffre 

Le traitement comptable des contrats d’assurance dans les compagnies d’assurance.

Télécharger
Article publié dans Option Finance en Mars 2016 relatif au traitement comptable des contrats d'assurance dans les compagnies d'assurance.
IFRS 5 et IFRS 9 Comptabilité des assur
Document Adobe Acrobat 285.8 KB

Les axes d’amélioration de la norme IFRS 3 relative aux regroupements d’entreprises

Télécharger
Article publié dans Option Finance en Janvier 2016
relatif aux axes d’amélioration de la norme IFRS 3 relative aux regroupements d’entreprises
Art L ESCAFFRE Option Finance - Janv 201
Document Adobe Acrobat 78.4 KB